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NADIA GHIAÏ-FAR


Nadia Ghiaï-Far est née le 7 juillet 1970 à Téhéran (Iran). En décembre 1978, veille de la révolution islamique, sa famille s’installe à Paris. Elle y poursuit sa scolarité à l’Ecole Alsacienne, et approche différentes formes d’expression artistiques.

Sa sensibilité se construit sur un mélange culturel Franco-Iranien. Après des études de philosophie, elle se consacre entièrement à la peinture qu’elle pratiquait déjà en autodidacte. Depuis 1997, Nadia Ghiaï-Far vit, travaille à Paris et dans les Alpes. Ses oeuvres ont été montrées dans le cadre d’expositions personnelles et collectives. Sa première exposition personnelle importante a lieu en 2003 à la Chapelle de la Sorbonne, suite à l’obtention du Prix Félix Fénéon.

Aller chercher là où les choses ne font plus écran aux yeux, au corps, là où les yeux pénètrent dans une réalité qui a quitté son voile externe. Aller voir sous la peau.
Laisser mon corps s’imprégner des échanges respirants-étouffants avec le dehors. Toucher l’impact qui creuse ma tête, et se heurter à ce qui s’infiltre, sans retenue, sans contours, lentement. Appréhender mon propre corps, ma propre tête, perdus dans les complexités du réel. Poser le pied-. Flotter-. Tendre vers l’ouvert-. Vouloir le vivant.

Se baigner dans les mouvances des éléments, suivre leurs ondulations et circulations. Se glisser dans les nervures, les colonnes, les vertèbres et puis vibrer. Sentir les durées de l’espace, goutter ses différences qualitatives. Se rapprocher très près, s’éloigner très loin, et voir les yeux fermés. Asperger l’air de mes impulsions, mes expulsions, mes déplacements.
La peinture se construit couche par couche. Les couches se superposent comme pour s’éloigner, à chaque fois plus, de la surface qui ne voudrait laisser d’elle que ses différentes rugosités.

Nadia Ghiaï-Far


BIBLIOGRAPHIE

Catalogue
« Nadia Ghiaï-Far, Peintures-Fusains », texte de Nicolas Vauthrin, Chapelle de la Sorbonne, Paris, 2003.

Articles de presse

« Les gens du monde », in Le Monde, jeudi 14 novembre 2002.
« Le prix Fénéon à Tanguy Viel et à Nadia Ghiaï-Far », in le Parisien, jeudi 14 novembre 2002.
« Nadia Ghiai-Far, les Yeux hors de la tête », Nicolas Vauthrin, in Artension, n°10, mars-avril 2003.
« Nadia Ghiaï-Far », in Rah-E-Zendegi, n°998, mars 2003, Los Angeles.
« Nadia Ghiaï-Far », in Kayhan, n°951, avril 2003, Londres.
Nadia Ghiai-Far, Ma tête est dans le ciel », de B. des Isles, in Arts Actualités Magazine, n°139, novembre-décembre 2003.
Annonce de l’exposition dans « Calendrier/Musées », in Le Journal des Arts , n°181, 21 novembre 2003.
Annonce de l’exposition, in L’oeil, n°552, novembre 2003.
Annonce de l’exposition dans « Capitale », in Art actuel, n°29, novembre-décembre 2003.
Annonce de l’exposition, in Art press, n°295, novembre 2003.
« Nadia Ghiaï-Far à la Sorbonne », in L’objet d’art, n°385, novembre 2003.
«Nadia Ghiaï-Far », in Le Quotidien du médecin, n°7430, 21 novembre 2003.
« Nadia Ghiaï-Far expose à la Sorbonne », in Métro, n°400, 25 novembre 2003.
« Nadia Ghiai¨-Far : exposition à la Sorbonne », in Le Journal du Vè, n°28, novembre-décembre 2003.
« Nadia Ghiaï-Far, au-delà des apparences », de Gérard Gamand, in Azart, n°10, juillet, aout, septembre 2004.
« Nadia Ghiaï-Far, de sublimes émergeances »,portrait d’artiste par Gérard Gamand, in La Gazette de Drouot, n°18, 6 mai 2005.
« Nadia Ghiaï-Far, les secrets de l’intériorité », regard sur la jeune peinture contemporaine, par Gérard Gamand, in Azart, hors série n°2, septembre, octobre, novembre 2005.
« Nadia Ghiaï-Far, le mystère des origines », acteurs de l’abstraction contemporaine, par Gérard Gamand in Azart, hors série n°4, juin 2006.

Télévision et radio
« Vernissage », émission LCI, par Sandra Freeman, huit diffusions les 22 et 23 novembre 2003.
« Portrait », émission Ubik-FRANCE 5, par Aurélia Rouvier, mars 2004.
« L’art ou la vie », sur Aligre Fm, par Frédéric Malki , de 11h à 12h le 25 novembre 2003.
Entretien en direct pendant l’accrochage à la chapelle de la Sorbonne, sur RFI, 18 novembre 2003.
Annonce de l’exposition, sur Les Journaux lumineux de la Mairie de Paris, 19 novembre-4 décembre 2003.


LE PRIX FELIX FENEON

Le Prix Félix Fénéon, fondé en 1949, récompense deux jeunes artistes de moins de 35 ans pour leurs oeuvres littéraires ou artistiques. Il a été attribué, en 2002, à l’écrivain Tanguy Viel et à l’artiste peintre Nadia Ghiaï-Far (à l’unanimité au premier tour de vote).

L’attribution du Prix Félix Fénéon a été annoncée dans le Monde, le Parisien, Libération du 14 novembre 2002. Télégramme de félicitations de Jean Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication.
Le Prix Félix Fénéon est décerné par le Recteur de l’Académie, Chancelier des Universités de Paris, sur vote d’un jury composé de 14 personnalités :

Daniel Abadie (Directeur de la Galerie Nationale du Jeu de Pause),
Pierre Alechinsky (Artiste plasticien),
Françoise Cachin (Directeur honoraire des Musées de France),
François Chapon (Conservateur honoraire de la bibliothèque Littéraire Jacques Doucet),
Edmonde Charles Roux (Ecrivain),
Michel Deguy (Ecrivain),
Guy Goffette (Ecrivain),
René Laubies (Artiste Plasticien),
Francine de Martinoir (Ecrivain),
Bernard Noël (Ecrivain),
Claire Paulhan (Ecrivain),
Georges Raillard (Ecrivain),
François Rouan (Artiste Plasticien),
Werner Spies (Directeur honoraire du Musée National d’Art Moderne Centre National d’Art et de Culture Georges Pompidou).

Félix Fénéon (1861-1944), éminence grise du Paris des arts et des lettres de l’avant-première guerre mondiale, anarchiste de conviction, directeur d’une dizaine de revues,publia des oeuvres absolument neuves telles que les « Illuminations » de Rimbaud. Il encouragea, en tant que critique, Mallarmé et la littérature Symboliste ; il révéla au public la peinture post-impressionniste de Seurat, Signac et Pissaro. Il souhaita qu’à sa mort, son importante collection de peintures fut léguée à l’Université et vendue, afin de créer le prix Félix Fénéon.

Depuis 1949, les écrivains et artistes suivants ont obtenu le Prix Félix Fénéon :
Section Littéraire : Francis Ponge, Alain Robbe-Grillet, Michel Butor, Philippe Sollers, Armand Gatti, Marcelin Pleynet, Patrick Modiano, Jean Echenoz, Hervé Guibert.
Section Arts Plastiques : Paul Rebeyrolle, Henri Cueco, Gilles Aillaud, Pierre Buraglio, Joël Kermareec, Bernard Moninot, Philippe Favier, Bernard Piffaretti, Jean-Luc Vilmouth, Philippe Cognée.

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